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5 octobre 2022

Un témoin de l’histoire douloureuse du Cameroun s’en est allé
Crédits : gg.govt.nz/

Un témoin de l’histoire douloureuse du Cameroun s’en est allé

Témoin d’une partie de l’histoire du Cameroun, la reine Elisabeth II s’en est allée. Elle n’était pas née lorsque le territoire national fut placé sous mandat international le 20 juillet 1922. Administré par les Français et les Britanniques, la France contrôlait 432 000 km², laissant 89 000 km² au Royaume-Uni.

Lorsque les territoires camerounais sous tutelle britannique sont appelés à se prononcer sur leur avenir les 11 et 12 février 1961, Elisabeth II règne sur le Royaume-Uni depuis bientôt 9 ans. C’est sous son règne que la partie septentrionale du Cameroun se détache le 1er juin 1963 pour rallier le Nigeria. Le deuil national est alors décrété au Cameroun jusqu’en 1964. Le principe d’autodétermination venait d’avoir raison sur le Cameroun où les gens étaient venus voter nombreux du Nigeria. Plusieurs sources affirment que c’est une des raisons du refus d’Ahmadou Ahidjo d’adhérer au Commonwealth et qui justifierait le refus de la double nationalité.

Le refus pour la reine d’Angleterre de recevoir les séparatistes des régions anglophones du Cameroun depuis le début de la crise de 2016 serait pour certains un moyen de se racheter. Le Royaume-Uni a pris position pour le Cameroun unitaire.

Avant l’entrée du Cameroun dans cette organisation, le pays, malgré son refus d’adhésion, était l’État non-membre qui bénéficiait du plus d’attention du Royaume-Uni.

Le prince Charles, 73 ans, souvent mal aimé et mal compris, est devenu officiellement depuis le samedi 10 septembre le roi Charles III après la mort de sa mère Elisabeth II, à un âge généralement plus propice à la retraite qu’aux grandes réformes.

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