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30 novembre 2022

Discréditer le SGPR pour détourner l’attention sur le plus grand scandale de vol au pays

Le SGPR ministre d’État Ferdinand Ngoh Ngoh était à son poste au palais le jour où les propagandistes ont annoncé sa bunkerisation par le BIR. Ses détracteurs ont voulu nous faire croire qu’il se serait mis en résidence dans son domicile par le BIR après l’émission d’un mandat d’amener. Ferdinand Ngoh Ngoh était hier au Palais où il a eu une séance de travail avec son patron, le président Paul Biya.

Que se cache-t-il derrière cette cabale contre le plus proche collaborateur de Paul Biya ?

Imaginons ce que peut faire une région sur le plan du développement avec 400 milliards de FCFA ? En dix ans le Cameroun transformait les dix régions du pays avec cet argent. Malheureusement, ce montant de 400 milliards représenterait le volume d’argent des lignes 94 et 65 que les fonctionnaires véreux dilapident tous les ans.

Il s’agit d’un des réseaux de mafia les plus violents dans un pays où le budget de fonctionnement est parfois le double de celui dédié aux investissements. Ils sont partout, aux finances, au Minepat, dans le privé, où certains se font payer trois fois la même facture. Puis soudain, Ngoh Ngoh vient et dit “Stop”. Il lance un audit de ces lignes. Plus de 1000 fonctionnaires convoqués, et c’est tout le réseau qui est en panique. C’est le plus important acte d’assainissement des finances publiques, le FMI et la Banque mondiale ont plusieurs fois dénoncé les missions fictives, séminaires de suivi et d’évaluations qui sont les prétextes pour dilapider cet argent.

Devant les députés de l’assemblée nationale en début d’année, le ministre des finances déclarait que la gestion de cet argent rentrait dans une logique de confidentialité. Déclaration que plusieurs acteurs de la société civile avaient critiqué.

Depuis le déclenchement de l’audit, le rouleau compresseur s’est juré de faire tomber le SGPR, mettre sur lui une pression pour que le président le lâche. Ils ont commencé par les fonds Covid, ensuite la gestion des stades de la CAN, sauf que dans tous ces dossiers, Ngoh Ngoh s’en sortait blanc, les 180 milliards des fonds Covid ont permis en deux ans de finir les travaux des dix hôpitaux de références abandonnés faute de moyens. Avec cet argent les plateaux techniques des hôpitaux de districts ont été modernisés. Il a mis à disposition des maître d’œuvre tous les moyens nécessaires pour la construction des infrastructures sportives. Voilà son pêché sur la CAN, vu qu’il n’était ni maître d’ouvrage d’Olembe, ni celui de Japoma dont le gymnase vient d’être inauguré.

Ngoh Ngoh est désormais la cible d’un clan qui chercherait à travers le rouleau compresseur à se venger. Ceux-là qui contrôleraient la justice est le même qu’il y a quelques mois, voulait jeter le DG du port de Douala, Cyrus Ngo’o en prison. Son crime, avoir expulsé Bolloré du Port de Douala et vouloir récupérer le patrimoine du port a certaines entités.

Le SGPR a soutenu Cyrus Ngo’o dans le dossier Bolloré-Port de Douala, le bilan du port est visible de tous. C’est Ngoh Ngoh qui a rédigé le cahier des charges du consortium sino-français au terminal à conteneur du port de Kribi. Pour le gérer, le Secrétariat général à la présidence sous l’ère Ngoh Ngoh a exigé du consortium la construction d’un second terminal à conteneurs. Évalué à 400 milliards de FCFA, les travaux de la 2ème phase de construction du port de Kribi qui ont démarré permettront de doter cette plateforme portuaire d’un terminal à conteneurs de 750 mètres, soit deux fois plus long que le premier.

Ferdinand Ngoh Ngoh est désormais la cible des prévaricateurs de la fortune publique, il est la cible des forces endogènes complices des privatisations à la limite criminelles des patrimoines de l’État.

« Ferdinand Ngoh Ngoh est le SGPR qui a le plus bénéficié de la confiance du président, onze ans à ce poste, et il sert avec loyauté son patron. Tant que son patron ne le lâche pas, il n’ira jamais en prison, car n’oubliez pas, Paul Biya est le patron du Conseil supérieur de la magistrature ».

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