Dans le monde, la communauté noire nourrit un désir profond de voyager, de découvrir le monde et de s’ouvrir à de nouvelles expériences. Les Camerounais rêvent souvent de poser leurs valises en Italie, en Allemagne, en Belgique, en Suisse, au Canada, en Angleterre, ou même aux États-Unis. Mais lorsqu’on interroge ceux qui ont entendu les vérités souvent cachées sur la France, une constance apparaît : la France ne fait pas rêver.
Ce sentiment n’est pas né de rien. Les réseaux sociaux et certains médias présentent fréquemment les Noirs et les Maghrébins comme des voleurs, des escrocs, ou encore des trouble-fêtes. Quand un Africain réussit dans leur pays, il est parfois caricaturé en pédophile ou en criminel. Cette image diffusée à grande échelle nourrit la méfiance et l’injustice.
En tant que journaliste camerounais et fier de mes racines africaines, je tiens à rappeler une vérité simple : la France, comme tout pays, a ses problèmes internes. Il existe dans ce pays des pédophiles blancs, des criminels et des abus de pouvoir. Pourtant, trop souvent, ce sont nos frères africains qui sont stigmatisés. Cette double morale est injuste et dangereuse.
Les témoignages abondent sur les réseaux sociaux. Des jeunes artistes, des sportifs et des entrepreneurs racontent les discriminations qu’ils subissent. Pourtant, ces mêmes personnes contribuent à la richesse culturelle et économique de leur pays d’accueil. Paul Pogba, Kylian Mbappé, Karim Benzema, Omar Sy ou Dieu Donné ne sont pas des exceptions : ils incarnent la réussite africaine à l’international, malgré les critiques et les préjugés.
Le problème ne se limite pas à la France. Certains médias africains eux-mêmes participent à la diffusion d’informations diffamatoires sur leurs propres compatriotes. Trop souvent, on lave le linge sale en public, en oubliant que l’Afrique mérite fierté et respect. La vérité est simple : nos artistes, nos sportifs et nos intellectuels africains méritent d’être soutenus, célébrés et protégés contre les fausses accusations.
Cameroun Liberty appelle à un éveil collectif. Il est temps que la communauté africaine se lève pour défendre ses talents, ses voix et ses histoires. La stigmatisation doit cesser, et les succès africains doivent être reconnus, sans compromis ni hypocrisie. Le monde commence à ouvrir les yeux sur le génie africain, et il est impératif que cette reconnaissance ne soit plus retardée par la peur, l’ignorance ou les préjugés.
L’Afrique est en marche. Ses artistes, ses sportifs, ses journalistes et ses citoyens méritent un traitement juste, une voix libre et un espace pour s’exprimer. La vérité, sans filtre ni peur, est notre arme. Et elle finira par triompher.